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Sexothérapie et Sexologie. EMDR, IMO, Hypnose Thérapeutique et Thérapies Orientées Solution

Le vaginisme ou le langage du corps.




Le vagin
Tapi au plus profond de l’intimité féminine se cache une région, le plus souvent méconnue des femmes, que l’on nomme le vagin. Ce lieu est entouré de mystères, de tabous, d’interdits.
Le vagin vient du mot latin vagina, qui signifie « fourreau », « gaine ». Il relie l’utérus à la vulve. Il permet le coït et c’est une voie de passage du fœtus lors de l’accouchement. Il se situe entre la vessie en avant et le rectum en arrière et se fixe en haut sur le col utérin. C’est une cavité souple, humide, chaude dont les parois ne sont pas lisses mais ridées, permettant ainsi lors de l’excitation sexuelle de s’agrandir comme une amphore. Il est très extensible, s’adapte sans aucun problème à la taille du pénis. Son élasticité devient maximale pour laisser passer la tête du fœtus.

Le vagin est plus étroit au niveau de son tiers inférieur au niveau de la vulve à cause de la présence des élévateurs de l’anus. Chez la femme vierge, il existe à l’entrée du vagin un repli de peau appelé hymen. Cet hymen présente peu d’intérêt sauf sur le plan religieux et idéologique. Il permet le passage des menstruations. Lors du rapport sexuel ou d’une pénétration avec un doigt, il se déchire et cicatrise ensuite.
Il est riche en vaisseaux sanguins, veines et artères, mais pauvre en terminaisons nerveuses, sauf au niveau des élévateurs de l’anus.
Il est dépendant de l’imprégnation œstrogénique, perd de sa trophicité au moment de l’allaitement et à la ménopause, devenant sec et sensible.
Il ne contient pas de récepteurs superficiels et s’irrite vite lors des frottements. Par contre, il contient des récepteurs profonds appelés tenso et presso-récepteurs, qui permettent quand on les sollicite de déclencher des sensations très agréables.

Chez la femme vaginique, le creux vaginal est peu investi voire inexistant. Elles ont une véritable phobie de la pénétration : « S’il me pénétrait, le sang jaillirait et mes organes génitaux sortiraient. »
Elle voit souvent le sexe de leur partenaire surdimensionné, ne pouvant pénétrer une région fermée sans notion de creux.
Elles n’ont pas conscience également du creux utérin, ce qui provoque une peur de la grossesse et de l’accouchement par voie basse.
Si la pénétration est possible, elle est vite douloureuse car le bassin est bloqué par la contraction de tous les muscles entourant le petit bassin, et le rapport va se faire dans des mouvements de va-et-vient entraînant forcément des frottements sur la muqueuse vaginale responsables de brûlures et de douleurs.
La respiration abdominale, la prise de conscience de la bascule du bassin d’avant en arrière, vont permettre à la patiente de s’approprier cette région, de solliciter ses récepteurs profonds et de découvrir des sensations nouvelles et très agréables dans son vagin.


Le périnée
C’est un muscle qui est tendu du pubis au coccyx, qui s’insère sur les ischions et qui est un véritable plancher. Sorte de trampoline, il va amortir les pressions abdominales et maintenir les organes génitaux. La contraction des élévateurs de l’anus permet la continence urinaire et anale et joue un rôle capital dans la sexualité. C’est la porte d’entrée de la vulve et du vagin. Quand il se contracte, il referme cette région rendant le rapport sexuel difficile voire impossible ; quand il se relâche, la vulve s’ouvre et la pénétration est facilitée.
Il permet dans la sexualité de repérer l’excitation sexuelle, de la faire diffuser en se contractant dans des rythmes allant de lents à rapides. Au moment de l’orgasme, il se contracte fortement de façon rythmique.
Chez la femme vaginique, le périnée est hypertonique et le bassin en antéversion. La pénétration devient impossible car d’une part on est plus dans l’axe du vagin pour faciliter la pénétration, et de plus la porte d’entrée est fermée par la contraction des élévateurs de l’anus.

Une mise au travail
Pour ces patientes, c’est très rassurant de comprendre l’incidence du psychisme sur le corps, de leur donner un lieu d’écoute. Tout le travail corporel devra être développé à la maison :
- Apprendre à se regarder de façon positive en développant son narcissisme, en regardant son vagin non plus comme un lieu sale mais en le comparant à un fruit mûr, juteux, onctueux, ou à une fleur sensuelle au pistil fier.
- Apprendre à se toucher, en introduisant à l’aide d’un gel lubrifiant un doigt lentement pour partir à la découverte de son vagin comme un explorateur en terre inconnue.
- Masser son périnée avec de l’huile pour le détendre.
- Introduire des dilatateurs vaginaux en silicone, en commençant par la plus petite taille, à son rythme.
- Sentir que la contraction du périnée ferme l’entrée du vagin et que le relâchement l’ouvre.
- Prendre conscience que si le bassin est antéversion, la pénétration est impossible.
- Erotiser ce creux vaginal plein de vie et en jouer. Prendre le temps de déguster, de sentir, de toucher, de savourer.


Article paru dans la Revue Sexualités Humaines



Consultations de Valérie TOUATI, Ostéopathe, spécialisée en périnatalité et PMA en Hypnose, EMDR-IMO.

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Hannah TEBOUL
Sexothérapie, Praticienne en Hypnose Thérapeutique, Thérapeute EMDR IMO à Paris, Assistante de... En savoir plus sur cet auteur
Rédigé le Samedi 16 Décembre 2023 à 21:34 | Lu 199 fois


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