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  <title>De la Sexothérapie. par Hanna TEBOUL</title>
  <description><![CDATA[Cabinet de sexothérapie.]]></description>
  <link>https://www.sexotherapeute-sexotherapie.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-21T04:06:40+02:00</dc:date>
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   <title>Dyspareunie et vaginisme. SYMPTÔMES VOISINS, SYMPTÔMES COUSINS…</title>
   <pubDate>Sat, 16 Dec 2023 21:34:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hannah TEBOUL</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Revue Sexualités Humaines]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Esther Hirch pour la Revue Sexualités Humaines 13     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.sexotherapeute-sexotherapie.com/photo/art/default/77209381-56011643.jpg?v=1701948148" alt="Dyspareunie et vaginisme. SYMPTÔMES VOISINS, SYMPTÔMES COUSINS…" title="Dyspareunie et vaginisme. SYMPTÔMES VOISINS, SYMPTÔMES COUSINS…" />
     </div>
     <div>
      Par son regard croisé, l’auteur revient sur des fondamentaux qui seront utiles aux sexologues débutants, mettant ainsi dans une perpective très pédagogique la question délicate du « voisinage » des symptômes dans la sexualité féminine.       <br />
               <br />
       Très voisins, deux troubles seront traités ensemble à partir de l’idée du réflexe conditionné :       <br />
       - de contraction involontaire des muscles péri-vaginaux lors de toute tentative de pénétration quelle qu’elle soit (le doigt, le spéculum, le pénis) dans le vaginisme ;       <br />
       - de douleur pendant les rapports sexuels dans la dyspareunie, douleur tantôt superficielle, tantôt profonde, et ce même si la femme est désirante, réceptive et orgasmique…       <br />
               <br />
       L’examen gynécologique est bien accepté en général par la femme dyspareunique, avec l’espoir de découvrir la cause organique responsable de la douleur.       <br />
       Par contre, cet examen est pratiquement toujours impossible chez la vaginique. En effet, dès l’approche du toucher vaginal, la femme vaginique resserre les cuisses en contractant ses adducteurs, se rejette en arrière en poussant sur les étriers de la tableau d’examen voire saute de celle-ci, réactions parfois théâtrales témoignant de sa phobie.       <br />
       Lorsqu’elle parvient, malgré tout, à se dominer, l’examen permet de discerner un vaginisme superficiel d’un vaginisme profond.       <br />
       Dans le vaginisme superficiel, il y a contraction des muscles bulbo-caverneux, du muscle constricteur du vagin et des muscles péri-vaginaux, empêchant tout accès au vagin.       <br />
       Dans le vaginisme profond, il y a contraction du muscle releveur de l’anus, si bien que l’entrée dans le vagin est possible sur 1 centimètre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.sexotherapeute-sexotherapie.com/photo/art/default/77209381-56011644.jpg?v=1701948115" alt="Dyspareunie et vaginisme. SYMPTÔMES VOISINS, SYMPTÔMES COUSINS…" title="Dyspareunie et vaginisme. SYMPTÔMES VOISINS, SYMPTÔMES COUSINS…" />
     </div>
     <div>
      1. Quelles sont les causes du vaginisme et de la dyspareunie ?       <br />
               <br />
       La plupart du temps, on retrouve plusieurs causes physiques et/ou psychiques qui se surdéterminent en rentrant dans un cercle vicieux qui enferme la femme dans son trouble.       <br />
              <br />
       Classiquement, le vaginisme trouve son origine dans des problèmes psychiques. La dyspareunie serait initiée par une lésion génitale, puis réactivée secondairement par des problèmes conjugaux et/ou personnels. Dans un certain nombre de cas, la dyspareunie existe sans qu’il y ait eu une lésion initiale (Tableau 1).       <br />
              <br />
       Dans la réalité, douleur et contraction musculaire se mêlent souvent. Par ailleurs, une cause physique n’exclut pas une mésentente conjugale ou une problématique personnelle. La douleur étant quelque chose de subjectif, il est difficile d’apprécier sa réalité organique.       <br />
              <br />
       On pourra dire sans se tromper que le symptôme (dyspareunie ou vaginisme) est psychique s’il n’apparaît qu’avec un seul partenaire, ou si la douleur varie ou si elle n’existe que par le pénis et non par le spéculum (attention cependant aux facteurs organiques cachés).       <br />
              <br />
       La douleur est physique si elle est provoquée toujours par la même palpation ou les mêmes manœuvres. Le thème de la douleur occupe donc une place importante dans le discours des femmes vaginiques ou dyspareuniques : « J’ai peur d’avoir mal… » ; « Le pénis est trop grand pour mon vagin, il va me blesser… » ; « J’ai déjà eu de la douleur lors d’une tentative de pénétration. »       <br />
              <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Sexualites-Humaines-n-13-version-Papier_p83.html">Pour lire la suite...</a>       <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.sexotherapeute-sexotherapie.com/photo/art/default/77209381-56011659.jpg?v=1701948031" alt="Dyspareunie et vaginisme. SYMPTÔMES VOISINS, SYMPTÔMES COUSINS…" title="Dyspareunie et vaginisme. SYMPTÔMES VOISINS, SYMPTÔMES COUSINS…" />
     </div>
     <div>
      Dossier : “Les nouveaux outils psychothérapiques en sexologie“       <br />
       Thérapie des schémas, Pleine Conscience, EMDR, psychologie biologique, approche psychodynamique… Quand l’outil est là, il prend sa juste place en sexologie, pour les bonnes indications, dans la bonne mesure, s’appuyant toujours sur la compétence du praticien et sur sa capacité à évaluer et à accompagner son patient. Sans dogme ni chapelle. Avec une distance critique dans son utilisation, un espace libre, celui de la création, de l’invention, de la surprise…        <br />
              <br />
       Ce n°13 de la revue Sexualités Humaines présente quelques uns de ces nouveaux outils psychothérapiques utilisés en sexologie par des praticiens expérimentés qui illustrent leurs textes de nombreux exemples cliniques.        <br />
              <br />
       Jean-Marie Sztalryd : “Le fil rouge de l’inconscient. L’approche psychodynamique face aux troubles de la sexualité humaine “.        <br />
       Firouzeh Mehran : “Thérapie des schémas et sexualité. L’influence des schémas précoces inadaptées dans les dysfonctionnements sexuels“.       <br />
       Serge Wunsch : “Tout peut-il provoquer des troubles sexuels ? L’importance des croyances à la lumière de la psychologie biologique et des neurosciences“.        <br />
       Lionel Strub : “La pleine conscience ou l’équilibre sexuel retrouvé. Un renouveau dans la prise en charge sexothérapique“.        <br />
       Steven Reichenbach : “L’EMDR dans la prise en charge d’une baisse du désir sexuel associée à une baisse de la rigidité lors de l’érection“        <br />
              <br />
       Autres sujet de ce n°13 : Michèle Fauchery : “Lendemain de fête, pilule du lendemain ?“        <br />
       Esther Hirch : “Dyspareunie et vaginisme“        <br />
       Michel Mommaert : “Toy’s story. Un nouveau pas vers l’équité ?“        <br />
       Dominique Deraita : “Assistance sexuelle aux handicapés : prostitution ou acte paramédical ?“        <br />
       Catherine Leboullenger : “L’excision, si on en parlait ?“        <br />
       Pierre-André Bizien : “Le contournement libidinal sous l’Ancien Régime“        <br />
       Michel Febvre :“Femme fatale… dans l’Opéra“       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.sexotherapeute-sexotherapie.com/Dyspareunie-et-vaginisme-SYMPTOMES-VOISINS-SYMPTOMES-COUSINS_a45.html</link>
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   <title>Le vaginisme ou le langage du corps.</title>
   <pubDate>Sat, 16 Dec 2023 21:34:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hannah TEBOUL</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Revue Sexualités Humaines]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   De nombreuses femmes osent aujourd’hui consulter pour ce qu’elles considèrent souvent comme une incapacité voire un handicap. L’approche proposée par le spécialiste du corps qu’est le kinésithérapeute est la première porte concrète qui ouvre ce dossier. Par Laure Mourichon     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.sexotherapeute-sexotherapie.com/photo/art/default/76971616-55692513.jpg?v=1701012208" alt="Le vaginisme ou le langage du corps." title="Le vaginisme ou le langage du corps." />
     </div>
     <div>
      Le vaginisme est une contraction réflexe, inconsciente de la musculature périnéale que la femme met en place pour se protéger par peur de la pénétration lors du rapport sexuel ou de la consultation gynécologique. Cette hypertonie périnéale rend alors la pénétration difficile et douloureuse, voire impossible en cas de vaginisme sévère.       <br />
       La psyché et le corps forment un tout indissociable, ils ne fonctionnent pas l’un sans l’autre. Les affects, les émotions vont avoir une incidence sur le corps. Le corps est un miroir qui traduit l’expression de notre ressenti, de notre vécu. Chaque être humain se construit à partir de son histoire familiale, de l’amour qu’il a reçu ou non, de son éducation, des principes religieux parfois. Sa route est parfois sinueuse, parsemée de doutes, d’interdits, de non-dits, de traumatismes.       <br />
       Le vaginisme peut être primaire ou secondaire faisant suite parfois à des dyspareunies orificielles après infections vaginales répétitives ou après accouchement traumatisant.       <br />
               <br />
       <b>Les causes d’un vaginisme primaire sont multiples :       <br />
       </b>- abus sexuels, attouchements sexuels ou climats incestueux dans l’enfance ;       <br />
       - éducation très rigide où la sexualité est vécue comme quelque chose de sale, de malsain ;       <br />
       - éducation religieuse stricte où le plaisir a peu de place dans la sexualité et où la virginité est primordiale ;       <br />
       - relation très fusionnelle à la mère empêchant la femme de s’accomplir et de s’épanouir sexuellement.       <br />
               <br />
       Le corps est étonnant, il traduit en symptômes ce que la violence du traumatisme a empêché de verbaliser, refoulant au plus profond de la psyché, allant à oublier parfois l’acte lui même pour continuer à vivre.       <br />
       Il devient l’expression d’une souffrance muette. Le corps a une mémoire, il se referme, se replie sur lui même. C’est un fonctionnement logique, protecteur que la femme met alors en place pour se protéger sans en avoir conscience.       <br />
               <br />
               <br />
       <b>Trois histoires cliniques       <br />
       </b>Marie, 30 ans, est pour la première fois amoureuse de Pierre. Les rapports sexuels sont impossibles.       <br />
        « Je ne peux pas regarder, ni toucher, ni sentir son sexe. Je me sens physiquement mal et des maux de tête m’envahissent. Pour moi la sexualité c’est sale, son sexe me dégoûte. »       <br />
       Mon histoire est difficile car mon frère a violé ma petite cousine quand elle avait 4  ans. Mes parents ne m’ont rien dit et du jour au lendemain il a disparu de la maison. Il a été emprisonné et est mort à 22 ans d’un cancer. Je ne l’ai jamais revu.       <br />
       « Avec lui, je ne m’étais jamais sentie sexuellement en danger, mais il était très violent. Dès que mes parents étaient partis, il me frappait avec des gants de boxe et une fois il a failli m’étrangler. »       <br />
               <br />
       Pascale, 25 ans, vit depuis six ans avec Serge. Ils ont du mal à avoir des rapports sexuels avec pénétration.       <br />
       « Dès qu’il me touche, je me bloque. Pourtant il est très gentil et très compréhensif, je m’en veux de lui faire vivre cela mais c’est plus fort que moi. S’il m’embrasse, cela va, mais dès qu’il commence à me toucher la poitrine et le sexe, c’est comme une cassure en moi, des images apparaissent en premier plan et je ne peux plus rien faire. Mon beau-père m’a harcelée physiquement à la puberté. Il me réveillait dans mon sommeil, me disait j’ai envie de toi, je t’aime. Il me touchait la poitrine et se pressait contre moi. Je sentais son sexe en érection et j’étais morte de peur. Il ne m’a jamais pénétrée. Un jour, j’ai osé en parler à ma mère car je n’en pouvais plus, mais elle ne m’a pas cru.Une autre fois, alors que j’essayais de lui en reparler, elle m’a dit une phrase qui m’a choquée : il n’y a pas eu de pénétration, alors c’est bon. »       <br />
               <br />
       Sylvie, 30 ans, mariée depuis quatre ans, est envoyée par sa gynécologue. Elle l’a consultée pour insémination artificielle car elle veut absolument avoir un enfant mais n’arrive pas à avoir de rapports sexuels avec pénétration.       <br />
       « J’ai été élevée dans les principes de la religion, on ne fait pas l’amour avant le mariage, la virginité est un cadeau précieux que l’on fait à son mari. Il peut me caresser mais si j’éprouve du plaisir, il faut que j’aille ensuite me laver, je me sens mal. J’ai regardé une fois mon sexe, je n’aimais pas voir cette partie molle qui ressemblait à un morceau de viande rouge rempli de sang. Je voyais quelque chose bouger, c’était sale, dégoûtant. »       <br />
               <br />
       La consultation sexologique va tenir compte de ces deux éléments indissociables, corps et psyché. En partant de son histoire, de son vécu, en lui permettant de mettre en mots sur ce qui n’a jamais parfois pu être verbalisé, en donnant du sens à son symptôme, c’est une première étape vers une ouverture, un lâcher prise, une perte de contrôle.       <br />
       Et puis doucement intégrer ce corps et faire comprendre à la patiente pourquoi la pénétration est aujourd’hui impossible en repassant par des cognitions, et des explications à l’aide de planches anatomiques.       <br />
       Nous avons vu précédemment que le vaginisme était un spasme de la musculature périnéale, mais c’est également tout le corps de la patiente qui est très contracté, particulièrement au niveau des fessiers, des adducteurs et des abdominaux. La région pelvienne est anesthésiée, cette partie du corps n’existe pas.       <br />
       Alors, partons avec elle à la découverte de cette région sexuelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.sexotherapeute-sexotherapie.com/photo/art/default/76971616-55692514.jpg?v=1701012219" alt="Le vaginisme ou le langage du corps." title="Le vaginisme ou le langage du corps." />
     </div>
     <div>
      <b>Le vagin       <br />
       </b>Tapi au plus profond de l’intimité féminine se cache une région, le plus souvent méconnue des femmes, que l’on nomme le vagin. Ce lieu est entouré de mystères, de tabous, d’interdits.       <br />
       Le vagin vient du mot latin vagina, qui signifie « fourreau », « gaine ». Il relie l’utérus à la vulve. Il permet le coït et c’est une voie de passage du fœtus lors de l’accouchement. Il se situe entre la vessie en avant et le rectum en arrière et se fixe en haut sur le col utérin. C’est une cavité souple, humide, chaude dont les parois ne sont pas lisses mais ridées, permettant ainsi lors de l’excitation sexuelle de s’agrandir comme une amphore. Il est très extensible, s’adapte sans aucun problème à la taille du pénis. Son élasticité devient maximale pour laisser passer la tête du fœtus.       <br />
              <br />
       Le vagin est plus étroit au niveau de son tiers inférieur au niveau de la vulve à cause de la présence des élévateurs de l’anus. Chez la femme vierge, il existe à l’entrée du vagin un repli de peau appelé hymen. Cet hymen présente peu d’intérêt sauf sur le plan religieux et idéologique. Il permet le passage des menstruations. Lors du rapport sexuel ou d’une pénétration avec un doigt, il se déchire et cicatrise ensuite.       <br />
       Il est riche en vaisseaux sanguins, veines et artères, mais pauvre en terminaisons nerveuses, sauf au niveau des élévateurs de l’anus.       <br />
       Il est dépendant de l’imprégnation œstrogénique, perd de sa trophicité au moment de l’allaitement et à la ménopause, devenant sec et sensible.       <br />
       Il ne contient pas de récepteurs superficiels et s’irrite vite lors des frottements. Par contre, il contient des récepteurs profonds appelés tenso et presso-récepteurs, qui permettent quand on les sollicite de déclencher des sensations très agréables.       <br />
              <br />
       Chez la femme vaginique, le creux vaginal est peu investi voire inexistant. Elles ont une véritable phobie de la pénétration : « S’il me pénétrait, le sang jaillirait et mes organes génitaux sortiraient. »       <br />
       Elle voit souvent le sexe de leur partenaire surdimensionné, ne pouvant pénétrer une région fermée sans notion de creux.       <br />
       Elles n’ont pas conscience également du creux utérin, ce qui provoque une peur de la grossesse et de l’accouchement par voie basse.       <br />
       Si la pénétration est possible, elle est vite douloureuse car le bassin est bloqué par la contraction de tous les muscles entourant le petit bassin, et le rapport va se faire dans des mouvements de va-et-vient entraînant forcément des frottements sur la muqueuse vaginale responsables de brûlures et de douleurs.       <br />
       La respiration abdominale, la prise de conscience de la bascule du bassin d’avant en arrière, vont permettre à la patiente de s’approprier cette région, de solliciter ses récepteurs profonds et de découvrir des sensations nouvelles et très agréables dans son vagin.       <br />
              <br />
               <br />
       <b>Le périnée       <br />
       </b>C’est un muscle qui est tendu du pubis au coccyx, qui s’insère sur les ischions et qui est un véritable plancher. Sorte de trampoline, il va amortir les pressions abdominales et maintenir les organes génitaux. La contraction des élévateurs de l’anus permet la continence urinaire et anale et joue un rôle capital dans la sexualité. C’est la porte d’entrée de la vulve et du vagin. Quand il se contracte, il referme cette région rendant le rapport sexuel difficile voire impossible ; quand il se relâche, la vulve s’ouvre et la pénétration est facilitée.       <br />
       Il permet dans la sexualité de repérer l’excitation sexuelle, de la faire diffuser en se contractant dans des rythmes allant de lents à rapides. Au moment de l’orgasme, il se contracte fortement de façon rythmique.       <br />
       Chez la femme vaginique, le périnée est hypertonique et le bassin en antéversion. La pénétration devient impossible car d’une part on est plus dans l’axe du vagin pour faciliter la pénétration, et de plus la porte d’entrée est fermée par la contraction des élévateurs de l’anus.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Une mise au travail       <br />
       </b>Pour ces patientes, c’est très rassurant de comprendre l’incidence du psychisme sur le corps, de leur donner un lieu d’écoute. Tout le travail corporel devra être développé à la maison :       <br />
       -       Apprendre à se regarder de façon positive en développant son narcissisme, en regardant son vagin non plus comme un lieu sale mais en le comparant à un fruit mûr, juteux, onctueux, ou à une fleur sensuelle au pistil fier.       <br />
       -       Apprendre à se toucher, en introduisant à l’aide d’un gel lubrifiant un doigt lentement pour partir à la découverte de son vagin comme un explorateur en terre inconnue.       <br />
       -       Masser son périnée avec de l’huile pour le détendre.       <br />
       -       Introduire des dilatateurs vaginaux en silicone, en commençant par la plus petite taille, à son rythme.       <br />
       -       Sentir que la contraction du périnée ferme l’entrée du vagin et que le relâchement l’ouvre.       <br />
       -       Prendre conscience que si le bassin est antéversion, la pénétration est impossible.       <br />
       -       Erotiser ce creux vaginal plein de vie et en jouer. Prendre le temps de déguster, de sentir, de toucher, de savourer.       <br />
              <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Sexualites-Humaines_l5.html">Article paru dans la Revue Sexualités Humaines       <br />
       </a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Consultations de Valérie TOUATI, Ostéopathe, spécialisée en périnatalité et PMA en Hypnose, EMDR-IMO.</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.sexotherapeute-sexotherapie.com/photo/art/default/76971616-55692565.jpg?v=1701012314" alt="Le vaginisme ou le langage du corps." title="Le vaginisme ou le langage du corps." />
     </div>
     <div>
      <b>Douleur et dyspareunie.       <br />
       </b><a class="link" href="https://hypnose-osteo-pma.fr/hypnose-et-ost%C3%A9opathie/232-douleur-et-dyspareunie">Mise en lumière d’un cas clinique de dyspareunie secondaire suite à un événement vécu comme traumatique.       <br />
       La douleur, qu’elle soit aiguë ou chronique, signe une rupture d’homéostasie. Lorsque cette dernière dure dans le temps, ses conséquences viennent altérer les compétences corporelles, relationnelles et émotionnelles des personnes qui la subissent. Pour éclairer ces propos, je vais prendre comme exemple la problématique de la dyspareunie... Lire la suite</a>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Femme: les cycles de la vie. Place de l'Hypnose, de l'EMDR et de l'Ostéopathie       <br />
       </b><a class="link" href="https://hypnose-osteo-pma.fr/hypnose-et-ost%C3%A9opathie/233-femme-les-cycles-de-la-vie">Tout au long de sa vie, la femme passe par des crises naturelles : ce sont ces cycles de la vie.       <br />
       Il s'agit pour la femme de la puberté, des premières règles, de la sexualité, de sa vie de jeune femme, de sa vie de mère, de la ménopause. Lors de ces passages, il va y avoir des apprentissages qui vont devoir être acquis pour aller sereinement vers un autre cycle.... Lire la suite</a>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.sexotherapeute-sexotherapie.com/photo/art/imagette/76971616-55692513.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.sexotherapeute-sexotherapie.com/Le-vaginisme-ou-le-langage-du-corps_a41.html</link>
  </item>

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   <title>Vaginisme : Le lieu fendu defendu.</title>
   <pubDate>Sat, 16 Dec 2023 21:33:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hannah TEBOUL</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Revue Sexualités Humaines]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   « Le vaginisme est à l'intromission du pénis ce qu'est le clignement de l’œil à la pénétration du moucheron », disait Kröger. Comparaison qui signe le caractère involontaire de la constriction… Michelle Boiron     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.sexotherapeute-sexotherapie.com/photo/art/default/77203148-56007319.jpg?v=1701908526" alt="Vaginisme : Le lieu fendu defendu." title="Vaginisme : Le lieu fendu defendu." />
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     <div>
      <b>Comment « introduire » le vaginisme ?       <br />
       </b>       <br />
       Le terme est d’emblée provocateur, c’est un exercice difficile, les mots se dérobent. On est aux portes de l’intime. On se doit d’aborder ce sujet tabou avec humilité et une grande pudeur par respect pour ces femmes. Elles souffrent, au seuil de la jouissance, là où ça doit passer pour advenir, là où ça ne passe pas. Là où ça fait mal, là où ce devrait être l'entrée de la jouissance : c’est la butée. Face à ce continent inexploré, il a fallu aller fouiller chez nos pairs psychanalystes. C’est à la relecture, d’une part de Françoise Dolto qui, grâce une analyse très précise, répertorie tous les symptômes, véritable grille de lecture, de ce corps verrouillé et éclaire cette affection, notamment par le truchement de la phobie, et d’autre part de Jacques Lacan qui évoque l’expression d’une sexualité dangereuse.       <br />
       D’emblée nous postulerons que le vaginisme se lit en relation étroite avec la phobie.       <br />
              <br />
       Dans son séminaire sur la relation d’objet, Lacan expose que l’objet de la phobie serait un élément significatif de l’histoire du sujet qui viendrait masquer une angoisse fondamentale : « Pour combler quelque chose qui ne peut se résoudre au niveau de l'angoisse intolérable du sujet, celui-ci n'a d'autres ressources que de se fomenter un tigre de papier. ». Lacan compare ce signifiant à de véritables parois de papier devenues pour le sujet aussi infranchissables que la muraille de Chine !       <br />
       L’expression est joliment imagée pour représenter la femme souffrant de vaginisme. Nous allons mettre en lumière la manière dont le signifiant phobique protège de la disparition du désir. L’objet phobogène devient le symbole de tous les dangers liés à la sexualité qu’il faut repousser par des mécanismes de défense très organisés. Puis l’analyse d’un cas clinique nous permettra de vérifier les hypothèses de départ et quelques pistes thérapeutiques. Mais tout d’abord, il convient de donner une définition de ce qu’est le vaginisme et de revenir sur la notion de phobie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.sexotherapeute-sexotherapie.com/photo/art/default/77203148-56007320.jpg?v=1701908520" alt="Vaginisme : Le lieu fendu defendu." title="Vaginisme : Le lieu fendu defendu." />
     </div>
     <div>
      <b>Le vaginisme, une impasse ?       <br />
       </b>       <br />
       On retiendra cette définition :       <br />
       « Le vaginisme correspond à l’ensemble des réactions musculaires kinésiques qui visent à fermer l’orifice vaginal lors du coït et existe aussi lors d’examens gynécologiques. Il s’agit de réactions réflexes involontaires de protections localisées au génital que l’on peut voir aussi comme un véritable système défensif de surfaces face à la pénétration vécue comme intrusion, si ce n’est agression. Ce système est souvent associé à une non-représentation ou non-perception du vagin comme lieu érotique féminin et à des mauvais apprentissages sexuels acquis à des degrés divers. » Distinct du vaginisme, la dyspareunie dite d’intromission est une pénétration douloureuse qui est un équivalent du vaginisme, mais incomplet, avec un certain degré de perméabilité et de pénétrabilité. C’est une phobie de la pénétration du pénis de l’homme et de l’agressivité phallique ; c’est une peur de la sexualité coïtale, et surtout la peur de son identité féminine inconnue et l’ignorance de son intimité.       <br />
              <br />
       C’est parfois le résultat d’une agression ou d’un traumatisme sexuel. Ou bien seulement d’un fantasme de pénétration.On parle de dysfonction sexuelle, puisque c’est reconnu comme telle dans le monde médical. Elle peut être primaire ou secondaire, permanente ou intermittente ; sélective ou non. Elle peut se manifester avec un seul ou tous les partenaires. Elle peut être le résultat d’une agression ou d’un traumatisme sexuel. De la définition du vaginisme sont exclues les malformations vulvo-vaginales qui nécessitent un traitement chirurgical et qui peuvent rendre, également, la pénétration impossible.       <br />
              <br />
       <b>La phobie, un rendez-vous ?       <br />
       </b>En grec ancien, phobie signifie effroi. L’effroi est du côté du sujet. L’effroi, lui, vient du latin : faire sortir de la paix. La phobie est la manifestation d’une symbolisation imparfaite du sujet qui face à un changement d’état se trouve confronté à l’impensable. Devenir adulte, exister en tant que sujet, c’est par définition ne plus être dans une relation fusionnelle. C’est donc s’être séparé. La phobie, quel qu’en soit l’objet, est la manifestation d’une symbolisation imparfaite, une maladie de la séparation. Les symptômes sont terrifiants pour celui qui les vit, puisque ce qui est en jeu pour lui dans l’objet phobique n’est rien moins que sa propre disparition en tant que sujet et le retour à un état fusionnel. Comme le dit Irène Diamantis : « La pensée devient incestueuse. » (4) La phobie interdit de penser rationnellement. On attribue à l’objet de la phobie un pouvoir qu’il n’a pas et qui empêche tout contrôle de la situation. L’objet de la phobie est effractant. Le vaginisme est un exemple de phobie associé. En effet, l’expérience montre que les femmes atteintes de vaginisme présentent une autre phobie.       <br />
              <br />
       <b>Le vaginisme : l’histoire d'un tabou ordinaire ?       <br />
       </b>Le vaginisme est un sujet dont on parle peu et dont les références bibliographiques sont peu nombreuses. C’est de toute évidence un sujet tabou. Les femmes qui en souffrent sont très isolées. Elles le vivent comme une honte associée à une grande culpabilité. Elles taisent certaines pensées aussi pour respecter les interdits culturels et personnels dont elles sont porteuses. Un mur de silence. Dans d’autres temps, d’autres lieux – et encore parfois aujourd’hui –, quand la virginité était considérée comme culturellement correcte, voire exigée dans certaines cultures, cela rendait le vécu de ces femmes moins douloureux ; elles étaient vierges et pouvaient en être fières ; elles attendaient éventuellement de se donner au prince charmant. Au XXIe siècle, être vierge n’est pas politiquement correct. Cela contribue à aggraver leur souffrance de femme, et aussi pointer leur incapacité de devenir mère par l’absence de pénétration. L’absence de sexualité, soit ! Mais renoncer au désir de grossesse, impensable ! De nos jours, la performance sexuelle est un signe de « santé sexuelle ». Il est de fait suggéré, pour ne pas aggraver « le trou » de la Sécurité sociale, de jouir pour être en bonne santé. Donc nos vaginiques sont au mieux de mauvaises citoyennes, au pire elles sont coupables et doivent avoir honte. Le message est clair : ouvrez-vous, vous irez mieux et cela coûtera moins cher à la société ! Comme l’illustre parfaitement cette réflexion d’unegynécologue simplement indélicate : « Ne faites pas tout un cirque, moi, quand je vais chez le dentiste j'ouvre bien la bouche pour le laisser faire son travail. » Les femmes souffrant de vaginisme cultivent les images négatives que la société refuse de voir. Comment revendiquer le « label femme » en ayant une sexualité sans pénétration ? Elles cumulent les échecs, là où les autres étalent leurs performances.       <br />
              <br />
       <b>La psychanalyse au secours ?       <br />
       </b>La psychanalyse ignore le vaginisme. Les références sont essentiellement liées à la névrose et à la phobie. Ainsi c’est pendant le déroulement de la crise œdipienne que l’enfant va expérimenter l’épreuve du manque et de la complétude. Ce qu’il perçoit comme manque est situé à l’extérieur de lui et c’est ce manque qui crée l’angoisse. La phobie avec l’objet choisi condense ainsi toute l’angoisse sur un mode défensif. Le sujet est alors en panne de sens et l’objet vient à point nommé pour le soulager. Il sent inconsciemment qu’il est l’instrument de l’autre maternel. L’enfant a alors besoin du soutien du père pour le soutenir ; s’il y a défaillance du père, c’est à ce moment-là pendant la crise œdipienne que peut se constituer la phobie. Ce qui est paradoxal c’est que malgré toute la charge d’angoisse que véhicule la phobie, elle reste un mode de défense contre l’angoisse. Il y a une double économie dans cette opération : il règle le conflit d’ambivalence à l’égard du parent aimé autant qu’à l’égard de celui qui est craint ; la phobie canalise l’angoisse qui n’apparaît plus qu’à l’évocation ou en présence de l’objet phobique qu’il suffit alors d’éviter. Cela se complique évidemment quand il s’agit de la femme qui souffre de vaginisme.       <br />
              <br />
       Comment éviter la confrontation avec l’objet phobique quand celui-ci est le sexe de l’homme avec lequel elle désire être en relation ? Comment rentrer en relation sexuelle avec lui ? C’est essentiellement dans le livre Séminaire de psychanalyse d’enfants, de Françoise Dolto, qu’on a pu trouver une réponse à ce qui reste une énigme pour la femme. Dolto a relaté un cas de vaginisme en pointant les signes cliniques qui donnent un éclairage tout à fait pertinent sur les symptômes présents chez ces femmes : refoulement majeur de la libido des stades génital et oral ; le refoulement culpabilisé provient de désir intense ; l’agressivité sans objet connu ou imaginaire doué d’une puissance terrifiante, d’où la phobie associée sans aucune plainte ; la compulsion à sucer le pouce d’une personnalité très féminine pleine de charme de douceur et de tendresse ; des rêves de dangers élémentaires, cataclysmiques, fournaises éclatements, phobogènes après le réveil et à peine verbalisables. Jusqu’à écrire : « Chez ces femmes, on retrouve toujours inconsciemment le fantasme du viol éviscérateur par la mère, alors que la petite fille très précocement érotisée, même avant la castration primaire, désire le viol trucidant par le père. »        <br />
              <br />
       Notre travail de thérapeute consistera à mener l’anamnèse avec douceur pour éclairer toutes ces zones d’ombre afin de conduire la patiente, qui ne comprend pas ce qui lui arrive, à faire des liens avec son histoire. Petit à petit, elle découvrira l’origine de sa souffrance, en mettant des mots dessus. Le voile pourra se lever, et le rapport avec l’autre enfin exister sans crainte d’« éviscération », de pénétration ou de séparation. On constate, même si chaque histoire est singulière, que la symptomatologie décrite par Françoise Dolto est présente dans la plupart des cas. Soyons néanmoins prudents car d’expérience on sait que l’on trouve presque toujours ce que l’on cherche.       <br />
               <br />
       <b>La relation avec la mère       <br />
       </b>La fille se trouve comme dans une toile d’araignée, prise dans un scénario où étant en fusion totale avec la mère, elle est obligée de se protéger pour ne pas être envahie. Le corps de la fille ne peut s’exprimer sexuellement si dans son fantasme la mère risque de la dévorer de l’intérieur. La fille vit inconsciemment dans la terreur de devenir l’objet de jouissance de la mère avec le risque de se sentir annulée. Dans ce cas, cela se joue tout le temps entre elles. Pas seulement physiquement mais moralement, avec les mots tout est pénétrant et se vit comme une intrusion.       <br />
       C’est ainsi que l’on retrouve, comme dans toutes les névroses, une gamme d’attitudes inconscientes qui se laisse voir dans la sexualité et ici se cristallise sur le vagin, pour créer une véritable symphonie : le vagin est ouvert, il est ouvert sous condition, ouvert tout le temps, ouvert de façon masochiste, ou au contraire il se ferme un peu, beaucoup, passionnément, à la folie. La phobie est mise en place et ces femmes se trouvent seules, exposées sans protection face à cette intrusion.
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      <img src="https://www.sexotherapeute-sexotherapie.com/photo/art/default/77203148-56007327.jpg?v=1701908457" alt="Vaginisme : Le lieu fendu defendu." title="Vaginisme : Le lieu fendu defendu." />
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      <b>Le père de la vaginique       <br />
       </b>Le viol du père, fantasmé par la fille, ne produit pas du tout le même effet. La fille ne se fermera pas à cause de lui puisqu’elle le désire inconsciemment, ce père. C’est la différence essentielle avec le fantasme qui met en jeu la mère. Elle imagine toujours dans son fantasme l’énorme zizi qui va tout casser et l’effraie, mais elle sait qu’après il se dégonfle et surtout il s’enfuit. Elle sent que par ce fantasme elle deviendra une femme. Plus tard, quand elle aura grandi mais qu’elle est encore vierge, au moment où elle décide de ne plus le rester, elle est consciente que cela va briser quelque chose en elle, mais elle est prête. C’est très bien illustré sous le titre du conte La Belle et la bête, qui connaît plusieurs variantes en Afrique et en Asie. Ce conte nous révèle qu’en matière de sexualité, il pourrait bien y avoir une valeur universelle. Il nous relate que : « Les jeunes filles ne voient plus un monstre bestial dans l’homme qui les désire mais un beau prince. » (6)Comme si la sexualité, pour la fille d’emblée inquiétante et repoussante, devenait apprivoisée par le truchement des sentiments.       <br />
               <br />
       <b>Le partenaire de la femme atteinte de vaginisme       <br />
       </b>Le partenaire n’est pas n’importe quel homme. Il souffre très souvent d’une difficulté sexuelle masquée par celle de sa compagne et qui est dévoilée dans la consultation. Nous savons qu’une dysfonction sexuelle est rarement isolée. C’est presque toujours un homme anxieux, très gentil, doux, maladroit, peu expérimenté, parfois brutal, qui se heurte à la double barrière de l’hymen et de l’incompréhension. Il se satisfait, lui aussi, au moins durant les premières années de vie commune, d’une sexualité externe au vagin. Ce n’est que tardivement qu’il se plaint et que son désir non réalisé de pénétration vaginale, mais aussi d’avoir un enfant, pourra entraîner une plainte, qui débouchera sur une séparation du couple s’ils ne trouvent pas de solution à leur problème. Si tous les deux prennent conscience de la pathologie de leur couple et s’ils le désirent vraiment, ils trouveront avec l’aide du thérapeute la formule magique ou la bonne clé et pourront franchir la porte fermée : « Sésame, ouvre toi. » Ces couples-là pratiquent, souvent et parfois depuis des années, l’évitement.        <br />
       On peut aussi souligner que ce mode de fonctionnement n’empêche nullement ceux qui en sont porteurs de rencontrer des partenaires. La thérapie fera dans un premier temps émerger leurs raisons de se satisfaire de telles restrictions. On a comme prérequis que lui aussi souffre d’une dysfonction. Commençant par mettre en exergue le fonctionnement du couple, le thérapeute pourra déceler une pathologie conjuguée, ce qui permettra de donner à la femme un peu d’air afin d’alléger sa culpabilité. Elle pourra désormais la partager avec « l’heureux élu », à égalité dans le meilleur des cas. Le dernier patient à qui j’ai proposé ce partage souffrait d’une éjaculation précoce depuis cinq ans. Il n’a concédé, et avec beaucoup de difficulté, que 30 % de responsabilité. C’est lui qui exigeait que sa femme consulte une sexologue sans penser qu’on demanderait à le rencontrer. Et qu’il allait devoir lui aussi se remettre en question.       <br />
              <br />
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              <br />
              <br />
       
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   </description>
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   <link>https://www.sexotherapeute-sexotherapie.com/Vaginisme-Le-lieu-fendu-defendu_a42.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>D’un vaginisme "Borromeenise".</title>
   <pubDate>Sat, 16 Dec 2023 21:33:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hannah TEBOUL</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Revue Sexualités Humaines]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Revue Sexualités Humaines 12. Joel de Martino. Histoire de nœud.   Nous allons présenter le cas de Lucrèce, souffrant d’un vaginisme qui a disparu après avoir utilisé, au cours d’une séance de thérapie, un nœud borroméen comme support de la séance. Nous verrons quels liens il peut y avoir entre la vision perceptive externe d’un objet, l’image mentale qu’on peut en avoir, et la « transduction » que celle-ci amène, via les émotions, dans les modifications du corps.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.sexotherapeute-sexotherapie.com/photo/art/default/77208513-56010952.jpg?v=1701945799" alt="D’un vaginisme "Borromeenise"." title="D’un vaginisme "Borromeenise"." />
     </div>
     <div>
      Lucrèce est une femme, grosse, assez élégante, âgé de 42 ans, et mère de quatre enfants : quatre filles de 14, 12, 10 et 3 ans. Elle travaille comme sage-femme dans un hôpital. Mariée depuis treize ans avec un mari qu’elle connaît depuis vingt ans, elle a eu dès le départ des relations sexuelles difficiles. Depuis la naissance de l’avant-dernière de ses filles, elle est dans un état dépressif chronique, et a pris 20 kilos. Elle dit que ce poids et cet enlaidissement « la protègent des rapports sexuels extrêmement douloureux qu’elle a avec son mari », qui ne la prend pas au sérieux quand elle dit qu’elle a mal, et l’accuse de simuler des douleurs pour éviter des rapports sexuels avec lui. Plus jeune, elle a fait un épisode anorexique, « pour emmerder sa mère ».       <br />
              <br />
       Quand je lui demande comment se sont passées ses <b>premières</b> relations sexuelles, elle me répond : « Lesquelles de premières ? »        <br />
       - Pourquoi, vous avez plusieurs « premières » ?        <br />
       « Oui », répond-elle en fondant en larmes. Et elle me raconte qu’elle a eu des attouchements sexuels de la part de son père quand elle avait 8 ans, et puis de son oncle paternel qui, lui, l’a déflorée, dans sa chambre d’enfant, quand elle avait 12 ans, pendant que ses parents étaient allés faire des courses au supermarché. C’était une défloration extrêmement douloureuse « qui lui a <b>noué</b> le ventre, tellement je m’étais contractée, tellement j’avais peur. J’avais <b>serré, serré</b> au maximum, pour empêcher la pénétration. Mais ce salaud y est arrivé ! » Elle veut se débarrasser de ses douleurs sexuelles « pour devenir une vraie FEMME ».       <br />
       Toutes les démarches thérapeutiques qu’elle a tentées avant ont échoué : psychanalyse, gestalt thérapie, kinésithérapie « spécialisée », c’est-à-dire centrée sur le sexe ; sophrologie ; acupuncture. « Toutes ces thérapies n’ont mené à rien et ses douleurs spastiques sont toujours là, répétitives et persistantes. » Une amie à elle, que j’avais eue comme patiente, lui avait conseillé de faire de l’hypnose avec moi. Je lui demande si elle va pouvoir s’engager dans ce travail,  ou bien si elle va rajouter l’hypnose à son long palmarès des thérapies qui ont échoué à la guérir. Je pensais à ceux qu’Erickson appelait les « “chasseurs de scalps”, ces personnes dont le but est de faire le tour des thérapeutes pour les mettre en échec ».       <br />
       Pour travailler avec elle, j’ai utilisé <b>la grille SECCA de Jean Cottraux</b> (2011, p. 113) et, intuition clinique thérapeutique, employé le nœud borroméen de Jacques Lacan (1973).       <br />
              <br />
       (S) : <b>la situation</b> :le soir, ou à certains moments pendant le week-end, le fait de devoir faire l’amour et d’avoir des douleurs.       <br />
       (E) : <b>les émotions</b> : la peur, la culpabilité, la dévalorisation de soi, accompagnées de « pensées automatiques et d’images mentales du type : «  je ne suis pas une femme » ; «  je ne suis pas normale » ; « je suis salie ».       <br />
       (C) : <b>les cognitions</b> : elle sait que d’avoir des douleurs est anormal ; elle sait que le vagin peut se dilater ne serait-ce que pour faire passer un bébé ; elle sait que « c’est sans doute lié à son histoire d’inceste ».       <br />
       (C) : <b>les comportements</b> : elle fuit les rapports sexuels ; prétexte toutes sortes de raisons pour éviter le rapport ; mange beaucoup « pour rendre son corps indésirable ».       <br />
       (A) : <b>les anticipations</b> : Lucrèce est dans le « schéma anticipatif de l’échec » (Helen Singer Kaplan, 1979). Elle renforce ses douleurs, en en construisant un schéma fonctionnant comme une auto-hypnose : « Ça va faire mal ! », et du coup le corps se crispe, le corps se serre encore plus, le corps se noue davantage.       <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.sexotherapeute-sexotherapie.com/photo/art/default/77208513-56010953.jpg?v=1701944639" alt="D’un vaginisme "Borromeenise"." title="D’un vaginisme "Borromeenise"." />
     </div>
     <div>
      C’est à ce moment que j’ai utilisé, au cours d’une séance, le nœud borroméen de Jacques Lacan.       <br />
       Le nœud borroméen est emprunté aux armoiries des ducs de Borromeo du nord de l’Italie, où il figure sur leur blason. Il s’agit de trois nœuds inter noués, de telle manière que si on défait l’un des nœuds, les deux autres sont libérés automatiquement. Par contre, si on tire sur deux des trois, le troisième fait blocage.       <br />
       Lacan a utilisé ce nœud pour « représenter les quatre registres » du Symbolique, de l’Imaginaire, du Réel et de la réalité perceptive externe qui se situe à l’intersection des trois cercles. Ce nœud est utilisé pour maintenir le mât des bateaux à voiles, ou bien, comme quand j’étais scout, pour tenir le mât aux couleurs quand on est en pleine nature.       <br />
              <br />
       Après lui avoir dessiné sur une feuille, en couleurs, le schéma du nœud borroméen, et lui en avoir nommé chacune des parties,  je réalise sous ses yeux, avec mes trois bouts de corde de couleurs différentes, le nœud dans la réalité perceptive externe euclidienne. Je mets à l’intersection de ce nœud un stabilo de couleur et lui indique : « Ceci représente votre vaginisme. Il est au centre du Symbolique, de l’Imaginaire et du Réel. » Je lui demande de tirer sur deux des nœuds de manière centrifuge, cependant que je tiens le troisième, et lui fais remarquer que plus on tire sur les bouts, et plus le stabilo est tenu, serré, fermement au centre. Et j’accompagne mon discours, en même temps, en serrant mon poing très fort, tout en orientant le sommet de ma main fermée vers elle pour lui montrer mon index replié sur lui-même, exsangue, sous la pression de mon pouce. A ce moment-là, elle me dit en une explosion vocale : « J’ai tout compris ! J’ai compris mon problème ! » Et dans un flot de paroles ininterrompues et difficiles à arrêter, elle dénoue ses problèmes avec une lucidité touchante.       <br />
              <br />
       Le soir même, elle pouvait avoir un rapport sexuel non douloureux avec son mari.       <br />
       Comment expliquer un tel dénouage ? Et aussi rapide ?       <br />
              <br />
       Nous resterons prudents dans nos hypothèses de travail.       <br />
              <br />
       Tout d’abord, nous pouvons dire qu’à titre de métaphore, le serrage du nœud peut avoir fait lien avec l’activité motrice du serrage du vagin.       <br />
       Nous pouvons avancer aussi le fait que de demander à notre patiente de tirer musculairement sur les cordes est un acte paradoxal dans la mesure où : a) elle est obligée d’écarter les bras vers l’extérieur alors que son mouvement musculaire vaginal est centripète ; b) mais, en même temps, elle voit que son action enserre très fortement le stabilo, qui est au milieu, et qui peut symboliser un pénis en érection.        <br />
       Cette action et ses conséquences traduisent bien la dissociation mentale que peut vivre Lucrèce, écartelée entre un « je ne veux plus avoir mal » (réponse cognitive corticale) et la réalité des contractions vaginiques (réponse diencéphalique du système limbique).        <br />
       De plus, dans le fait de voir un nœud dans la réalité perceptive externe, [ – expression à laquelle je rajoute « euclidienne » –, pour bien préciser que nous sommes dans une réalité « contrôlable par tous, avec les mêmes critères d’évaluation, de vérité et de justice » (Perroux (F), 1968, p. 27), c’est-à-dire une réalité qui est mesurable en longueur, largeur, hauteur, ce qui donne les surfaces et les volumes. ] a sans doute permis à Lucrèce de faire des liens entre son histoire et son problème actuel. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.sexotherapeute-sexotherapie.com/photo/art/default/77208513-56011033.jpg?v=1701944648" alt="D’un vaginisme "Borromeenise"." title="D’un vaginisme "Borromeenise"." />
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     <div>
      Cet exercice a fait écho à ses Signifiants utilisés de manière répétitive, dans la sémantique du nœud, au double sens, de sexe et d’enlacement d’éléments attachés : « noué le ventre » « serré, serré ». Lacan disait que dans toute démarche thérapeutique, il y avait trois temps, auxquels il rajoutera plus tard un quatrième : « Le temps pour voir, le temps pour comprendre, le temps pour décider. » (1945, pp. 208-209)       <br />
              <br />
       <b>« Le temps pour voir »</b> est le temps de la prise de conscience de la répétition du symptôme. <b>« Le temps pour comprendre »</b> est le moment où la personne par une démarche d’introspection formative, en faisant un travail sur elle-même, va, dans un insight, saisir le pourquoi elle avait besoin de répéter ce problème. Enfin, <b>« le temps pour décider »</b>, c’est, après avoir compris ce qu’on a vu, le moment de prendre la décision de ne plus répéter le symptôme. La personne n’a plus besoin de se faire représenter par le symptôme porte-parole de  l’Inconscient. Le refoulement est levé. Plus tard, Lacan introduira <b>« le temps de la jouissance du symptôme »</b>, c’est-à-dire ce moment où, bien que la personne ait compris ce qu’elle a vu, elle va continuer à répéter le symptôme et à en jouir, à en tirer profit, plaisir et agrément. Mais chaque fois que le symptôme se reproduira, elle ne pourra plus éviter le sens découvert précédemment. « J’ouis sens », dira alors Lacan.       <br />
              <br />
       Nous pouvons reconstruire la chaîne signifiante de Lucrèce, depuis ses premiers attouchements et sa première pénétration douloureuse, qui ont laissé une trace mnésique importante liant « comme le recto et le verso d’une feuille » cette douleur physique aux Signifiants « serré » et « noué ». Dans chaque nouveau rapport sexuel est réactivée la scène inaugurale traumatique. Se tissent alors, progressivement, des ligatures entre le Symbolique et l’Imaginaire.       <br />
              <br />
       Un peu comme dans le travail de <b>l’EMDR</b>, où le mouvement des yeux permet de dissoudre l’émotion liée au problème, ici le fait d’avoir mobilisé la musculature du corps à un autre endroit que le sexe, opère un « déplacement thérapeutique ». Dans son insight, elle fait la découverte de ce qui faisait sens entre son Imaginaire (« elle est salie pour l’éternité ; elle ne pourra jamais être une vraie femme ») et le Symbolique qui se répète à chaque nouveau rapport sexuel (son mari étant le spectre de son père et de son oncle amalgamés). Pour elle, le passé et le présent n’étaient non seulement pas dissociés, mais encore renforcés par une sorte de conditionnement à chaque nouveau rapport sexuel.       <br />
       La rapidité de la disparition du problème recouvre pour moi une grande part de mystère. Mais elle illustre bien ce qu’a pu montrer Freud sur les mécanismes de défense du Moi, et les blocages qu’ils installent dans le fonctionnement psychique. Dès que le mécanisme de défense du Moi est déjoué, le problème n’a plus lieu de demeurer… sauf si le Sujet s’installe dans « le temps de la jouissance du symptôme ».        <br />
              <br />
       En conclusion, ce que nous avons voulu montrer dans cet article, c’est comment peut se dénouer un problème, à partir du moment où des connexions opèrent, à partir de la réalité perceptive externe euclidienne, entre le Symbolique, l’Imaginaire, le Réel, quand on mobilise de manière active le corps en liaison avec les Signifiants liés à l’Histoire du Sujet.       <br />
              <br />
       Joël de MARTINO       <br />
       Docteur en Psychologie sociale clinique Sexothérapeute Hypnothérapeute Clinicien en Thérapie comportementale et cognitive        <br />
              <br />
       Bibliographie       <br />
              <br />
       - COTTRAUX (J.) 2011 « Les Psychothérapies comportementales et cognitives » Paris, Elsevier Masson (5e édition revue et augmentée).        <br />
              <br />
       - LACAN (J.) 1945 « Le Temps logique et l’assertion de certitude anticipée. Un nouveau sophisme », in « Ecrits », Paris, Seuil, 1966, pp. 197-213. 1973 « Le Séminaire, livre XXI « Les non-dupes errent » (Séminaire non encore publié sous la plume de Jacques-Alain Miller).        <br />
              <br />
       - PERROUX (F.) 1968 « Introduction à l’œuvre complète de Karl Marx » in « Economie 1 », Paris, Gallimard, Bibliothèque de la Pléïade.       <br />
              <br />
       - ROSSI (E. L.)       <br />
       1993 « Psychologie de la guérison. Influence de l’esprit sur le corps », Marseille, coll. Hommes et perspectives, Trad. Bernot (J.-C.) et Meylan-Pernet (C.)        <br />
       - SINGER KAPLAN (H.) 1979 « La Nouvelle thérapie sexuelle », Paris, Buchet-Chastel, trad. préfacée et dirigée par le Dr Meignant (M.), et Frenac (C.)       <br />
              <br />
        (Rossi (E.L.) 1993, passim)       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Sexualites-Humaines_l5.html">S'abonner à la Revue Sexualités Humaines</a>       <br />
              <br />
       
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     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Hannah TEBOUL, Thérapeute EMDR IMO, Hypnothérapeute, Sexothérapie à Paris</title>
   <pubDate>Sat, 16 Dec 2023 21:26:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hannah TEBOUL</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cabinets de Consultation]]></dc:subject>
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   Cabinet 41, rue Oberkampf. 75011 Paris.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.sexotherapeute-sexotherapie.com/photo/art/default/76802943-55363541.jpg?v=1741800194" alt="Hannah TEBOUL, Thérapeute EMDR IMO, Hypnothérapeute, Sexothérapie à Paris" title="Hannah TEBOUL, Thérapeute EMDR IMO, Hypnothérapeute, Sexothérapie à Paris" />
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      Spécialisée dans les troubles de la sexualité individuelle, centrées sur la femme uniquement, ainsi qu’en hypnose thérapeutique et EMDR - IMO.       <br />
              <br />
       L'objectif étant pour la femme, de redécouvrir, de reconstruire une sexualité saine et propre à soi, après une agression sexuelle ou un viol.       <br />
              <br />
       Les troubles les plus souvent rencontrés en traitement: vaginisme, dyspareunies, absence de désir, baisse de libido.       <br />
       
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     <br style="clear:both;"/>
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      <b>Cabinet d'Hypnose et Thérapies EMDR-IMO de Paris       <br />
       </b>       <br />
       41, rue Oberkampf       <br />
       75011 Paris       <br />
              <br />
       Tel: 06.72.03.82.83       <br />
       
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